only partly there

série de photos (2015)

ruban de LED programmable, modèle vivant.

tirages 60 x 40, 90 x 60 et 120 x 90 numérotés  (5 ex + 2)

Série de photographies prises dans une station de métro désaffectée à Paris. Le titre est une évocation des fantômes, dont l’histoire est liée à celle des découvertes scientifiques et à celle des machines et des technologies. Par exemple l’action du  livre « le fantôme de l’Opéra », publié en 1910, se déroule pour l’essentiel dans les sous-sols de l’Opéra de Paris, au milieu de la machinerie devenue indispensables à la magie du spectacle vivant.

 

Ce travail est une forme de réactivation (re-enactment) des démarches occultes de la fin du XIXe, qui s’appuyait en grande partie sur l’émergence d’une nouvelle instrumentation scientifique comme les mesures électromagnétiques ou les rayons X. Le cinématographe des frères Lumières ou le phonographe de Thomas Edison sont vus comme des moyens de faire revivre les être disparus, de leur redonner une présence matérielle. Thomas Edison consacrera les dix dernières années de sa vie à mettre au point un instrument pour communiquer avec les âmes des défunts : le nécrophone. La machine devient un instrument de passage entre le monde visible, et celui de l’invisible.

 

Cette tradition d’une technologie « magique », au service d’une relation rituelle avec l’imperceptible et le sacré, est convoquée ici. révélant notre dualité animale et technologique.