only partly there

série de photos (2015)

ruban de LED programmable, modèle vivant.  tirages 70 x 50 numérotés  (5 ex + 2)

Expérimentations sur la lumière et le mouvement, pour révéler les fantômes du lieu, ou en créer de nouveaux…

L’espace choisi est souterrain et désaffecté. Il est exploré de nuit.

 

Le titre est une évocation des fantômes, dont l’histoire a souvent été liée à celle des machines et des technologies. Par exemple l’action du  livre « le fantôme de l’Opéra », publié en 1910, se déroule pour l’essentiel dans les sous-sols de l’Opéra de Paris, au milieu de la machinerie devenue indispensables à la magie du spectacle vivant. A cette époque, l’engouement pour les machines est à son apogée. Le cinématographe des frères Lumières ou le phonographe de Thomas Edison sont vus comme des moyens de faire revivre les être disparus, de leur redonner une présence matérielle. La machine devient un instrument de passage entre le monde visible, et celui de l’invisible.

 

Cette tradition d’une technologie « magique », mise au service de la relation avec l’imperceptible, est convoquée ici.

 

« Combien de gens seraient heureux s’ils pouvaient, un instant, revoir les traits vivants d’une personne disparue ! L’avenir remplacera la photographie immobile, figée dans son cadre, par le portrait animé auquel on pourra, en un tour de roue, rendre la vie !  »  Georges Demenÿ. « les photographies parlantes » 16 avril 1892